NOTES FROM BETWEEN | ESSAI | HISTOIRE SOCIALE
Le retour des petites mains
Petite généalogie d’une régression, de Liège 1849 à Tallahassee 2025, en passant par la rue de la Loi
Quand la pénurie de main-d’œuvre rend de nouveau pensable le travail des enfants, l’histoire rappelle que les mots changent plus vite que les rapports de force.
Il y a des phrases dont on pensait qu’elles ne sortiraient plus jamais des archives. Elles y dormaient avec les crinolines et les lampes à huile. Puis vient un matin d’août : j’ouvre De Morgen, journal réputé progressiste en Flandre, et je les retrouve presque intactes dans la bouche d’un milliardaire de 79 ans. Roland Duchâtelet, cofondateur de Melexis, ancien sénateur, propriétaire déchu du Standard de Liège et récente recrue du MR, le parti libéral francophone de Belgique, y plaide pour le travail des enfants dès douze ans [1]. Son raisonnement tient en peu de mots. À l’école, les enfants s’ennuient à mourir et développent des dépressions ; à laver des voitures ou à ratisser des feuilles contre un peu d’argent de poche, ils s’amuseraient davantage. L’enseignement secondaire ? Facultatif. Les subventions universitaires ? Supprimées. Quant aux étudiants : « Ils peuvent rêver, mais pas avec mon argent ».
L’enfance entre l’école et l’usine. Illustration originale.
Je pourrais me contenter de hausser les épaules. Encore une provocation, dirait-on, lancée par un homme qui confesse n’avoir plus grand-chose à perdre. Sauf, peut-être, cette dignité minimale que donne le sens moral. Mais je me méfie des provocations de milliardaires : elles ont cette fâcheuse habitude de finir, cinq ans plus tard, dans un projet de loi. Cette fois, l’histoire a pris de l’avance. Le projet de loi était déjà là.
LA BRÈCHE BELGE
En décembre dernier, le Parlement belge a adopté une loi qui autorise des jeunes de quinze ans, pourtant encore soumis à l’obligation scolaire à temps plein, à effectuer des « travaux légers » [2]. Jusqu’alors, ces jeunes, ces enfants puisqu’il faut les appeler par leur nom, ne pouvaient travailler qu’à titre tout à fait exceptionnel, moyennant une dérogation et dans un cadre strictement protecteur. Le gouvernement, qui réunit la droite nationaliste flamande, les libéraux et les centristes, a choisi d’ouvrir la brèche.
Que recouvrent donc ces « travaux légers » ? Le vestiaire, l’emballage de petits colis, le réassortiment, l’assistance à la vente. Le projet d’arrêté royal promet que ces activités ne nuiront ni à la santé, ni à la sécurité, ni au développement des jeunes, ni à leur scolarité. Les interlocuteurs sociaux, réunis dans un avis commun au Conseil national du Travail, y voient pourtant des définitions floues, une autorité de contrôle qui n’est pas clairement désignée et de sérieux risques d’interprétation comme d’abus [2]. Cela n’a pas refroidi les organisations patronales : au nom des « pénuries persistantes de main-d’œuvre », elles réclament déjà que la liste soit étendue au nettoyage, à l’accueil et à la logistique. La FGTB, syndicat socialiste, dénonce un recul inacceptable des droits de l’enfant et un reniement des engagements internationaux de la Belgique [2]. La Ligue des droits de l’enfant a saisi la justice [3]. Sa coordinatrice, Marigona Ljatifi, résume l’affaire d’une phrase que je fais mienne : la place des enfants est à l’école et nulle part ailleurs.
La Belgique en est donc là, en 2026 : un gouvernement qui abaisse l’âge du travail, un milliardaire qui juge le mouvement encore trop timide et des juristes contraints de rappeler devant les tribunaux que l’intérêt supérieur de l’enfant est inscrit dans la Constitution et dans une Convention internationale ratifiée par la Belgique. Rien n’est jamais acquis, décidément. Et surtout pas ce qui a demandé un siècle de luttes.
CE QUE LA BELGIQUE DEVRAIT SAVOIR D’ELLE-MÊME
C’est ici que le cas belge prend un relief particulier. L’histoire vaut la peine d’être racontée, ne serait-ce que pour éviter l’amnésie satisfaite. Au dix-neuvième siècle, les Belges vivaient dans l’un des pays les plus industrialisés du monde. Ça, c’est bien. Ils vivaient aussi dans l’un des derniers pays d’Europe occidentale à protéger ses enfants. Ça, c’est vraiment moins bien. La France impose l’école obligatoire en 1882, le Luxembourg en 1881, l’Angleterre dans les années 1870 et les Pays-Bas en 1900. La Belgique, elle, attend le 19 mai 1914. Dix semaines avant Sarajevo. La Belgique a scolarisé ses enfants à la veille exacte du moment où l’Europe allait envoyer leurs aînés au massacre [4].
Ce retard n’avait rien d’une distraction et moins encore d’une fatalité. C’était un choix, défendu avec constance et admirablement argumenté par les élites économiques du pays. L’historienne Éliane Gubin l’a établi avec une précision d’entomologiste : le travail des enfants formait la pierre angulaire du capitalisme industriel belge [4]. En 1846, les moins de seize ans représentent plus d’un cinquième de la main-d’œuvre industrielle ; dans les manufactures de lin, ils en forment près de la moitié. Corvéable et refoulable au gré de la conjoncture, cette armée de petites mains tire tous les salaires vers le bas, ceux des adultes compris. Elle permet à la Belgique de rester un pays de bas salaires, donc de produits compétitifs. En 1849, la chambre de commerce de Liège ne s’en cache pas : soustraire les enfants aux ateliers, c’est « tarir pour tous la source féconde du travail » et livrer l’industrie nationale à la concurrence étrangère [4]. Remplacez « ateliers » par « pénuries persistantes de main-d’œuvre » : vous retrouvez, au mot près, l’argumentaire patronal déposé au CNT en 2026. Cent soixante-dix-sept ans ont suffi pour changer le vocabulaire. La logique, elle, n’a pas bougé.
On sait ce que ce système a produit. En 1843, parmi plus de quatorze mille ouvriers soumis à l’enquête, deux pour cent seulement savaient lire et écrire. Dans les années 1870, un conscrit sur quatre était analphabète. Et, entre 1876 et 1880, plus d’un quart des jeunes femmes mariées furent incapables de signer leur propre acte de mariage [4]. Une croix au bas d’un registre : telle fut la trace écrite laissée à une génération par le libéralisme manchestérien.
De la filature au registre : ce que le travail précoce a confisqué.
LES LIBÉRAUX, OU LE PARTI DÉCHIRÉ
C’est là, à mes yeux, que l’histoire devient la plus instructive. Une lecture paresseuse ferait des seuls conservateurs cléricaux les adversaires de l’école obligatoire. Les catholiques, il est vrai, opposaient au projet un front uni : ils invoquaient la liberté du père de famille et dénonçaient une conspiration maçonnique destinée à dépeupler leurs écoles [4]. Mais le spectacle le plus révélateur se joue ailleurs, au sein d’un parti libéral écartelé entre deux mondes : l’aile doctrinaire des industriels et des banquiers, et l’aile progressiste de la moyenne bourgeoisie intellectuelle des villes.
Théodore Verhaegen, cofondateur de mon université, l’ULB, celle du libre examen, qualifiait l’obligation scolaire de théorie « dangereuse et illibérale », menant « tout droit au communisme et au socialisme » [4]. Charles de Brouckère, bourgmestre libéral de Bruxelles et administrateur de La Vieille Montagne, avouait candidement tenir peu à ce que le peuple fréquente l’école « quand il trouve à s’occuper utilement ». En 1869, Walthère Frère-Orban, chef du libéralisme doctrinaire, s’indignait qu’une loi sur le travail des enfants revienne à proclamer « qu’au sein des familles laborieuses, les pères sont sans cœur et les mères sans entrailles » [4]. Le procédé ne manque pas d’élégance ; il est d’ailleurs toujours en service. Il consiste à draper la défense du profit dans la dignité offensée des pauvres. Duchâtelet ne fait pas autre chose lorsqu’il transforme le travail enfantin en remède à la dépression scolaire. Hier, on exploitait les enfants pour sauver l’honneur de leurs pères. Aujourd’hui, on les exploiterait pour sauver leur santé mentale. Le cynisme aussi sait se donner des airs de progrès thérapeutique.
En face, les « jeunes » libéraux voulaient instruire le peuple, arracher l’école au clergé et lier l’instruction obligatoire au suffrage capacitaire. Certaines des loges maçonniques les plus avancées portèrent cette obligation scolaire à bout de bras [4]. À l’Académie royale de médecine, les médecins, horrifiés par les enfants « chétifs et comme étiolés » qu’ils voyaient sortir des fabriques, se prononcèrent pour l’école. Un lobby charbonnier, qui avait parfaitement compris l’enjeu, les écarta méthodiquement des enquêtes sur le travail. Dès 1843, les ingénieurs des mines avaient pourtant posé l’alternative avec une lucidité que je trouve toujours admirable : l’enfant qui quitte sa demeure à trois heures du matin et rentre exténué à cinq heures du soir n’ira jamais à l’école du soir ; vouloir l’instruction impose d’interdire le travail [4]. Suprême ironie : les défenseurs les plus vigoureux de l’obligation scolaire furent aussi les économistes les plus orthodoxes, ceux de l’école manchestérienne de Gustave de Molinari. À leurs yeux, l’ignorance menaçait l’ordre et freinait la prospérité [4]. Quand les ultras du laisser-faire eux-mêmes estiment qu’on exagère, c’est que la ligne rouge a été franchie depuis longtemps.
Il faudra pourtant attendre 1889 pour interdire aux moins de douze ans les mines, les usines et les chantiers, puis 1914 pour rendre l’école obligatoire jusqu’à quatorze ans. Douze ans : très exactement l’âge que Monsieur Duchâtelet voudrait aujourd’hui restaurer. Il ne propose pas un vague retour au bon vieux temps. Il propose un retour à 1889.
L’INTERNATIONALE DE LA RÉGRESSION
Ce qui m’inquiète n’est pas qu’un vieil entrepreneur pense tout haut. C’est la place exacte que sa pensée occupe dans un mouvement transatlantique parfaitement documenté. Il y a quelques mois, j’ai raconté dans une publication comment le ministère américain du Travail avait établi que Packers Sanitation Services, une entreprise de nettoyage industriel, employait illégalement plus de cent enfants âgés de treize à dix-sept ans. La nuit, dans treize abattoirs, ces enfants récurraient des scies à viande avec des produits caustiques [5]. Je croyais décrire une pathologie. Je décrivais un programme.
Depuis 2021, vingt-huit États américains ont en effet déposé des projets de loi qui affaiblissent la protection des mineurs au travail ; douze les ont adoptés [6]. En Floride, le projet SB 918, porté par le sénateur républicain Jay Collins et soutenu par le gouverneur DeSantis, voulait supprimer toute limite d’horaire pour les jeunes de seize et dix-sept ans, y compris le travail de nuit les veilles de classe, et ouvrir la même porte aux quatorze et quinze ans scolarisés à domicile [7]. Le mobile, lui, ne se cachait même pas. Après avoir chassé les travailleurs migrants à coups de lois E-Verify, la Floride s’apercevait que ses cuisines ne se récureraient pas toutes seules. DeSantis formula la chose avec cette fraîcheur d’âme qui le caractérise : pourquoi importer des étrangers, puisque les adolescents travaillaient jadis dans ces resorts, et « qu’y a-t-il de mal à attendre de nos jeunes qu’ils travaillent à temps partiel ? » [8]. Remplacer les déportés par des enfants : il fallait y penser. Le dix-neuvième siècle n’avait pas osé. Le vingt-et-unième en a fait l’ordre du jour d’une commission sénatoriale.
Sous la pression d’une opposition tenace, le projet floridien a finalement échoué [9]. Mais l’offensive, elle, ne s’est pas arrêtée. Pour 2026, l’Economic Policy Institute en décrit la progression méthodique : salaires minima réduits pour les adolescents, « apprentissages » détournés, permis de travail supprimés, tandis que l’administration fédérale relâche ses contrôles au moment précis où les infractions explosent [6]. Entre 2015 et 2023, les violations du droit du travail des enfants ont augmenté de 283 pour cent ; en un an, il n’y a eu que deux communiqués d’enforcement [10]. Les lois protectrices ne sont plus forcément abrogées. On les laisse mourir d’inanition.
Quand le couloir de l’école débouche sur la réserve et le travail de nuit.
ET LA FRANCE, QUI Y REVIENT TOUJOURS
La France serait vaccinée, me dira-t-on : Jules Ferry, 1882, l’école de la République. Voire. Le débat sur l’abaissement de l’âge du travail y revient avec la régularité d’une marée. En 2011, Dominique de Villepin et une proposition de loi UMP voulaient ramener l’apprentissage à quatorze ans. Un député observait déjà que la mesure rognait la scolarité obligatoire et creusait « une voie de garage extrêmement précoce » pour les enfants en échec scolaire [11]. En 2016, le Sénat a glissé dans la loi Travail un article abaissant à quatorze ans l’entrée en apprentissage ; l’Assemblée l’a ensuite supprimé [12]. Quant au droit français actuel, il autorise déjà les « travaux légers » dès quatorze ans pendant les vacances scolaires, moyennant l’aval de l’inspection du travail [13]. Cette formule vous rappelle quelque chose ? C’est celle du projet d’arrêté royal belge en gestation. Les régressions voyagent en classe affaires terminologique. On ne dit plus « mettre les enfants au travail » ; on dit « travaux légers », « flexibilité », « droits parentaux », « lutte contre l’ennui scolaire ». La novlangue a remplacé le coron. La marchandise reste la même.
CE QUE NOUS DEVONS AUX ENFANTS
Je veux finir là où la Ligue de l’enseignement belge, fondée en 1864, avait commencé. Aux industriels qui invoquaient les besoins de l’économie, aux doctrinaires qui brandissaient la liberté du père, elle opposait un principe alors follement neuf : l’enfant n’a pas à pourvoir à ses propres besoins, à aider à l’entretien des familles ni à concourir au travail industriel de la nation [4]. Autrement dit, l’enfance n’est la variable d’ajustement de rien. Ni du prix de revient des filatures gantoises en 1860. Ni des pénuries de main-d’œuvre de l’horeca en 2026. Ni des états d’âme fiscaux d’un fondateur de Melexis.
Il a fallu 70 années pour que ce principe devienne loi en Belgique. Il figure désormais dans la Constitution et dans la Convention internationale des droits de l’enfant. Cela n’empêche pas qu’on l’attaque simultanément à Tallahassee, par intermittence à Paris, et rue de la Loi. Depuis 1849, les arguments sont les mêmes : la compétitivité, la pénurie, la liberté des familles et la prétendue vertu formatrice du travail précoce. Les réponses, elles non plus, n’ont pas changé. Je les répète donc. Un enfant qui travaille est un enfant qui n’apprend pas. Une société qui va chercher dans l’enfance de quoi combler ses pénuries avoue qu’elle refuse de payer le travail à son prix. Et l’école obligatoire n’est pas une contrainte bureaucratique : elle compte parmi les rares victoires totales que les faibles aient jamais remportées sur les puissants.
En Belgique, des arrière-grands-parents ont dû signer leur acte de mariage d’une croix pour que leurs descendants puissent signer le leur de leur nom. La moindre des choses serait de ne pas rendre la plume.
En tout cas, qu’on compte sur moi : je tremperai cette plume dans les encres les plus féroces chaque fois qu’il faudra condamner cette dérive morale qu’est le travail des enfants, indigne d’une société moderne.
Rudy
Si ce billet vous paraît utile, partagez-le. Vous pouvez aussi vous abonner à mon site Notes from Between pour recevoir les prochains essais. La circulation de ces textes compte, car les régressions s’installent plus facilement lorsque leur vocabulaire n’est pas interrogé.
SOURCES ET RÉFÉRENCES
[1] « Roland Duchâtelet plaide pour la suppression de l’interdiction du travail des enfants dès 12 ans », Trends-Tendances, août 2026, d’après l’interview accordée à De Morgen ; réactions de Marc Van Ranst et Rik Torfs sur X, 17 août 2026.
[2] FGTB, « Faire travailler des enfants dès 15 ans : un dangereux précédent », Echos FGTB, 2026 (loi de décembre 2025, entrée en vigueur le 9 janvier 2026 ; avis du Conseil national du Travail sur le projet d’arrêté royal définissant les « travaux légers »).
[3] « C’était mieux avant ? », La Dernière Heure, août 2026 (recours de la Ligue des droits de l’enfant ; déclarations de Marigona Ljatifi ; rappel de la loi du 13 décembre 1889 et de l’obligation scolaire de 1914).
[4] Éliane Gubin, « Élites, patronat, travail des enfants et obligation scolaire en Belgique avant 1914 », p. 235-252 (enquête industrielle de 1843 ; chambre de commerce de Liège, 1849 ; positions de Verhaegen, de Brouckère et Frère-Orban ; ingénieurs des mines ; Académie royale de médecine ; école de Molinari ; Ligue de l’enseignement, Bulletin 1868-1869).
[5] Voir mon article précédent sur la politique commerciale trumpienne, Notes from Between, juillet 2026, section sur le travail forcé, et U.S. Department of Labor, affaire Packers Sanitation Services, 17 février 2023 : https://www.kcur.org/news/2023-02-17/child-labor-packers-sanitation-services-meatpacking-plants-in-kansas-and-nebraska-pays-maximum-fine
[6] Economic Policy Institute, « Child labor remains a key state legislative issue in 2024 », février 2024 : https://www.epi.org/blog/child-labor-remains-a-key-state-legislative-issue-in-2024-state-lawmakers-must-seize-opportunities-to-strengthen-standards-resist-ongoing-attacks-on-child-labor-laws/ ; et « State lawmakers continued to weaken child labor protections in 2026 », juin 2026 : https://www.epi.org/blog/state-lawmakers-continued-to-weaken-child-labor-protections-in-2026-efforts-to-strengthen-protections-have-stalled/
[7] The Florida Senate, SB 918 (2025), « Employment of Minors », texte et analyse : https://www.flsenate.gov/Session/Bill/2025/918 ; Florida Policy Institute, « Fast Facts: HB 1225 and SB 918 Would Further Erode Child Labor Protections in Florida » : https://www.floridapolicy.org/posts/fast-facts-hb-1225-and-sb-918-would-further-erode-child-labor-protections-in-florida
[8] CNN Business, « Florida debates lifting some child labor laws to fill jobs vacated by undocumented immigrants », 25 mars 2025 :https://www.cnn.com/2025/03/25/business/florida-child-labor-laws/index.html
[9] Newsweek, « Florida’s Plan to Replace Migrant Workers With Children Falls Apart », juin 2025 : https://www.newsweek.com/florida-plan-replace-migrant-workers-children-falls-apart-2068584
[10] Inequality.org, « The Federal Retreat on Child Labor Enforcement Threatens America’s Children », janvier 2026 : https://inequality.org/article/federal-retreat-on-child-labor-enforcement/
[11] Assemblée nationale, question écrite n° 112234 (13e législature) sur la proposition de loi UMP visant à ramener l’âge minimum de l’apprentissage à 14 ans :https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/13/questions/QANR5L13QE112234
[12] Assemblée nationale, amendement AS51 supprimant l’article 32 bis A du projet de loi Travail (abaissement de l’apprentissage à 14 ans introduit par le Sénat), 29 juin 2016 : https://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3886/CION-SOC/AS51.pdf
[13] Code du travail français, régime des travaux légers autorisés dès 14 ans pendant les vacances scolaires, sur autorisation préalable de l’inspection du travail ; synthèse : https://www.droit-travail-france.fr/travail-mineurs.php






L’Occident a une faculté de l’oubli assez incroyable. Il suffit de voir comment l’extrême-droite percole dans les idées et les discours de certains partis se revendiquant de droite (suivez mon regard).
La bête immonde refait surface dans beaucoup trop de pays…
Bien triste réalité…